Noël et la foi bahá’íe

« Être un bahá’í signifie simplement aimer tout le monde, aimer l’humanité et s’efforcer de la servir ; travailler pour la paix et la fraternité universelles. »
– ‘Abdu’l-Bahá cité par J.E. Esselmont dans Bahá’u’lláh et l’Ère nouvelle

Est-ce les bahá’ís fêtent Noël ? Voilà une question fascinante !

Les bahá’ís croient que Bahá’u’lláh, le fondateur de la foi bahá’íe, était le Promis de toutes les religions. Par conséquent, toutes les grandes religions sont vraies, de Dieu et la foi bahá’íe est celle pour l’âge actuel. Il sera presque impossible de célébrer les fêtes de toutes les religions, alors les bahá’ís célèbrent leurs propres fêtes à la place. Les Jours Saints bahá’ís marquent les événements de la vie de Bahá’u’lláh et l’histoire de la foi.  Le récit suivant démontre le profond respect que les bahá’ís ont pour Christ.

Quand ‘Abdu’l-Bahá (fils du prophète fondateur de la foi bahá’íe) a voyagé à l’ouest en 1911 après quarante ans d’emprisonnement, il est allé en Angleterre du Moyen-Orient, et parmi son calendrier chargé de réunions et de conférences publics, il : « … assista à une représentation de « Cœur Ardent », un mystère de Noël chrétien, à la maison paroissiale de Westminster, la première représentation dramatique qu’il eût jamais vue et qui, par son illustration réaliste de la vie et des souffrances de Jésus-Christ, lui arracha des larmes d’émotion.
– Shoghi Effendi, God Passes By

Le drame, écrit par la poétesse et dramaturge anglaise Alice Mary Buckton, qui a reçu plus tard ‘Abdu’l-Bahá chez elle à Byfleet Surrey, raconte l’histoire tragique d’une femme qui prépare avec ferveur la visite de Noël de Jésus, Marie et Joseph, mais vacille quand une famille de réfugiés sans-abri se présente à sa porte.« ‘Abdu’l-Bahá pleura pendant la scène où le Saint Enfant et ses parents, battus par la fatigue, souffrant de la faim et de la soif, furent accueillis avec l’hésitation de ‘Cœur Ardent’ pour les admettre dans le havre de repos qu’elle avait préparé, elle, bien sûr, ne pas reconnaître les visiteurs sacrés. [‘Abdu’l-Bahá], par la suite, a rejoint le groupe des acteurs. C’était une scène saisissante. Dans le décor oriental du théâtre, le Messager en habit blanc, leur parlant, dans les beaux mots de l’Orient, de la signification divine des événements qui ont été décrits. »
– The Baha’i World, Volume 4, p. 379

Le but de la foi bahá’íe est l’unité et les bahá’ís certainement, ne veulent pas se couper du reste de l’humanité. Noël est célébré par la plupart des gens au Canada et ailleurs et les bahá’ís se joignent à ces célébrations avec leurs amis chrétiens. Néanmoins, ils ne célèbrent pas Noël entre eux. Dans une famille bahá’íe, par exemple, où les parents et les enfants sont bahá’ís, ils ne s’achètent généralement pas de cadeaux de Noël. Mais si les grands-parents, les tantes, les oncles et les cousins ne sont pas bahá’ís, la famille baha’ie échangera des cadeaux avec eux et célébrera avec eux. Les enfants bahá’ís à l’école se joindront joyeusement au jeu de la crèche et chanteront des chants de Noël. Ceci n’est pas un problème, car les bahá’ís révèrent le Christ comme un messager de Dieu. En fait, les bahá’ís croient que Bahá’u’lláh est le retour du Christ. Les bahá’ís respectent les croyances de chacun et ne voient donc aucune difficulté à se joindre aux célébrations de leurs amis qui pourraient être hindous, bouddhistes, musulmans ou de toute autre croyance. Dans les pays où, par exemple, le bouddhisme pourrait être la religion principale, les bahá’ís célébreront les fêtes bouddhistes avec leurs amis et parents qui ne sont pas bahá’ís. L’échange de cadeaux se fait habituellement lors d’une célébration à la fin de février, les quatre ou cinq jours désignés comme « Jours de Partage », où il y aura souvent des fêtes pour les enfants et les adultes. Les enfants peuvent également recevoir des cadeaux lors de certains autres jours saints.

Le nouvel an pour les bahá’ís

La nouvelle année bahá’íe est célébrée à une époque différente. Le début du calendrier bahá’í et la nouvelle année bahá’íe tombent le 21 mars de chaque année. Il est connu comme Naw Rúz en persan ou le nouveau jour. Cependant, si les bahá’ís sont invités à se joindre aux festivités le 31 décembre, ils seront tout à fait heureux d’accepter, tout comme ils sont heureux d’inviter quelqu’un à une célébration pour Naw Rúz. En fait, les bahá’ís aiment recevoir leurs amis pendant des fêtes et les inviter aux célébrations des jours saints. Tout cela fait partie du rassemblement des gens pour construire l’unité dont le monde a si désespérément besoin aujourd’hui.

Publication d’origine: Nouvelles http://bahaimontreal.org/fr-ca/nouvelles/147-noel-et-la-foi-baha-ie

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