Catégorie : Bahá’ís du Luxembourg

Jean Asselborn exprime sa vive préoccupation à l’égard de la situation des minorités religieuses, notamment des baha’is incarcérés en Iran et au Yémen

Communiqué – 06.07.2020

 

Le ministre des Affaires étrangères et européennes Jean Asselborn a fait la déclaration suivante concernant la situation des minorités religieuses en Iran et au Yémen:

 

” Selon des rapports de presse, les autorités judiciaires en Iran ont rouvert les procédures contre au moins 77 membres de la communauté baha’ie ces dernières semaines. J’ai écrit à mon collègue iranien, le ministre des Affaires étrangères Javad Zarif, le 16 juin dernier pour lui faire part de ma grande inquiétude concernant le traitement réservé à la communauté religieuse baha’ie par les autorités iraniennes, y compris l’incarcération de ses membres, qui est particulièrement préoccupante dans le contexte actuel de la pandémie de COVID-19. J’exhorte les autorités iraniennes à faire tout leur possible pour garantir des conditions sanitaires adéquates dans les établissements pénitentiaires afin d’empêcher la propagation du COVID-19, et de fournir des soins médicaux à tous les prisonniers à tout moment.

 

En outre, je suis préoccupé par le fait que six baha’is sont toujours incarcérés par les Houthis au Yémen, alors que leur libération avait été annoncée le 25 mars dernier. Le Luxembourg continue de suivre de près la situation de ces détenus, en concertation avec les Nations Unies et l’Union européenne. Je me joins à l’appel des ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, de la Suède et du Royaume-Uni aux Houthis de mettre en œuvre leur annonce de libération des membres de la foi baha’ie.”

 

Communiqué par le ministère des Affaires étrangères et européennes

 

 

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Publication d’origine: Luxembourg – Bahá’í Lëtzebuerg https://www.bahai.lu/jean-asselborn-exprime-sa-vive-preoccupation-a-legard-de-la-situation-des-minorites-religieuses-notamment-des-bahais-incarceres-en-iran-et-au-yemen/

L’éradication de la pauvreté n’est possible qu’avec la transformation structurelle, déclare la Communauté internationale bahá’íe

CIB NEW YORK, publié le 2 février 2018 – Mettre fin à la pauvreté exige plus que des modifications dans les politiques sociales et économiques, même si elles ont été conçues et exécutées avec compétence. Cela nécessite une profonde réflexion sur la façon dont le problème de la pauvreté est compris et abordé. Cette idée était au cœur des remarques d’un représentant de la Communauté internationale bahá’íe (CIB) qui a ouvert la 56e Commission pour le développement social des Nations unies, le 29 janvier 2018.

Daniel Perell, représentant de la CIB à la 56e Commission pour le développement social. Il est président du Comité des ONG pour le développement social.

Daniel Perell, représentant de la CIB à la 56e Commission pour le développement social. Il est président du Comité des ONG pour le développement social.

« La vie collective de l’humanité souffre quand un groupe pense à son propre bien-être, isolé de celui de ses voisins », a déclaré Daniel Perell, représentant de la CIB et président du Comité des ONG pour le développement social, lors de la session d’ouverture de la conférence à New York.

« Le rejet de cette vérité fondamentale conduit à des maux qui sont trop familiers, a poursuivi M. Perell. L’intérêt personnel prévaut au détriment du bien commun. Des quantités déraisonnables de richesses sont amassées, provoquant des profondeurs condamnables de misères. »

La 56e session de la Commission du développement social, qui se termine le 7 février, est axée sur les stratégies d’éradication de la pauvreté. Elle explore de nombreuses dimensions de ce problème complexe et épineux, notamment la nécessité de réaliser l’égalité des femmes et des hommes, les promesses et les pièges potentiels de la technologie, les problèmes du handicap et de l’inclusion, ainsi que le rôle particulier des familles, des communautés et des jeunes.

La 56e Commission du développement social des Nations unies se tient du 29 janvier au 7 février 2018.

La 56e Commission du développement social des Nations unies se tient du 29 janvier au 7 février 2018.

La CIB a préparé une déclaration pour la Commission appelant à un profond changement de mentalité. Se référant à l’objectif de la Commission d’« éradiquer la pauvreté pour parvenir à un développement durable pour tous », la déclaration explique qu’il ne « s’agit pas simplement d’élargir l’accès aux ressources matérielles, aussi difficile que cela puisse être. Il s’agit plutôt d’une tentative de transformation structurelle et sociale à une échelle jamais tentée auparavant. Et l’ampleur de ce travail nécessite une nouvelle vision de l’être humain et de la société dans son ensemble ».

La déclaration poursuit en remettant en question l’hypothèse généralement incontestée selon laquelle un obstacle majeur à la lutte contre la pauvreté est la pénurie de ressources matérielles dans le monde.

« [A] l’échelle systémique, l’hypothèse selon laquelle « il n’y a pas assez d’argent » dénature les réalités pertinentes du monde. Les ressources financières sont de plus en plus concentrées dans certains segments de la société, écrit la CIB dans son communiqué. Le défi, alors, n’est pas celui de la rareté, mais celui des choix et des valeurs qui doivent guider la répartition des ressources. »

La délégation de la Communauté internationale bahá’íe à la 56e Commission pour le développement social

La délégation de la Communauté internationale bahá’íe à la 56e Commission pour le développement social

Au-delà de la question des ressources financières, la déclaration de la CIB met en évidence la grande capacité latente de l’humanité à transformer le monde et à finalement résoudre ses problèmes les plus complexes. S’engager dans cette voie implique toutefois un nouveau paradigme de la pensée, dans lequel tous les individus sont considérés comme des réservoirs de capacités qui, lorsqu’ils sont utilisés, peuvent contribuer à l’amélioration du monde.

De nombreuses autres organisations et des personnes de la Commission s’interrogent également sur les modèles de pensée et d’action qui prévalent dans les efforts visant à mettre fin à la pauvreté. Par exemple, l’ancien directeur général de l’Organisation internationale du travail et le principal orateur, Juan Somavía, a parlé à la Commission de la nécessité de revoir la façon dont les personnes vivant dans la pauvreté sont perçues.

« Permettre aux gens de participer au processus n’est pas une chose mécanique, parce que vous respectez les gens, vous comprenez que la dignité et la valeur de l’être humain sont absolument essentielles, a-t-il déclaré. Ils n’ont pas perdu leur dignité à cause de la situation dans laquelle ils se trouvent et ils ne se considèrent pas comme une statistique. »

Parlant de l’évènement, M. Perell a commenté : « La Commission continue d’avoir un grand potentiel. C’est un plaisir de faire partie de tant de représentants de gouvernements et de la société civile qui cherchent activement de nouvelles solutions et qui remettent de plus en plus en question les conséquences des structures actuelles. Le test sera la mesure dans laquelle ces conversations peuvent se prolonger au niveau international et, peut-être plus important encore, peuvent commencer à remodeler la pensée et la pratique aux niveaux local et national. »

Publication d’origine: Internationales – Bahá’í Lëtzebuerg http://www.bahai.lu/leradication-de-la-pauvrete-nest-possible-quavec-la-transformation-structurelle-declare-la-communaute-internationale-bahaie/

Une séance spéciale du Congrès brésilien célèbre le bicentenaire

BRASILIA, Brésil, publié le 30 novembre 2017 – Dans une extraordinaire manifestation de solidarité, dix membres de la Chambre des députés du Brésil, représentant huit partis politiques, se sont réunis pour une séance spéciale du Congrès pour parler, l’un après l’autre, de la vie et des enseignements de Bahá’u’lláh.

 

La Chambre des députés du Brésil, la Chambre basse du Congrès national, a organisé le 29 novembre un évènement spécial appelé séance solennelle en l’honneur du bicentenaire de la naissance de Bahá’u’lláh.

La Chambre des députés du Brésil, la Chambre basse du Congrès national, a organisé le 29 novembre un évènement spécial appelé séance solennelle en l’honneur du bicentenaire de la naissance de Bahá’u’lláh.

Tenu en l’honneur du bicentenaire de la naissance de Bahá’u’lláh, l’évènement – appelé séance solennelle – a rassemblé plus de 350 personnes de 20 des 27 états du Brésil. Parmi eux figuraient des représentants de deux groupes autochtones importants, venus au nom de leur peuple pour honorer cet anniversaire historique.

« Se plonger dans les enseignements de Bahá’u’lláh, c’est être immergé dans la plus pure contribution de l’humanité au monde », a déclaré Erika Kokay, membre du Congrès, dans son allocution à l’occasion de l’évènement.

La séance solennelle a réuni plus de 350 personnes. Pendant l’évènement, dix membres du Congrès, issus de huit partis politiques, ont parlé de la vie et des enseignements de Bahá’u’lláh.

La séance solennelle a réuni plus de 350 personnes. Pendant l’évènement, dix membres du Congrès, issus de huit partis politiques, ont parlé de la vie et des enseignements de Bahá’u’lláh.

« La communauté bahá’íe est, de manière très concrète, intimement consciente des souffrances de l’humanité et, en même temps, de la noblesse et de la beauté de la condition humaine. C’est cette beauté qui nous donne de l’espoir pour la construction d’un monde de justice et d’égalité », a-t-elle poursuivi.

 

 

 

 

Pendant la séance extraordinaire, des représentants du Congrès ont parlé de la vie et des enseignements de Bahá’u’lláh, et notamment de la paix, de l’égalité des hommes et des femmes, du rôle de la jeunesse dans la transformation sociale, de la justice et de l’éducation.

Pendant la séance extraordinaire, des représentants du Congrès ont parlé de la vie et des enseignements de Bahá’u’lláh, et notamment de la paix, de l’égalité des hommes et des femmes, du rôle de la jeunesse dans la transformation sociale, de la justice et de l’éducation.

Insistant sur les enseignements centraux de Bahá’u’lláh, le membre du Congrès Chico Alencar a parlé de l’importance des contributions constructives au progrès social de la vraie religion. M. Alencar a également souligné les souffrances de Bahá’u’lláh, expliquant que tout au long de sa vie, Bahá’u’lláh a enduré l’oppression afin d’apporter des enseignements qui en libéreraient l’humanité.

Beaucoup de conférenciers ont fait remarquer l’ambiance remarquable de la séance.

« L’atmosphère de révérence, le respect du sacré et l’attention empreinte d’unité de tous les participants nous ont profondément touchés, a expliqué Carolina Cavalcanti, représentante de la communauté bahá’íe du Brésil. Beaucoup de membres du Congrès ont mentionné à quel point il était inhabituel que des représentants de partis politiques aussi divergents puissent se retrouver dans une telle entente.

Participants à la séance solennelle du 29 novembre devant le bâtiment de la Chambre des députés à Brasilia, au Brésil

Participants à la séance solennelle du 29 novembre devant le bâtiment de la Chambre des députés à Brasilia, au Brésil

« Ils ont découvert que les enseignements de Bahá’u’lláh étaient liés à leurs plus hautes aspirations. Ils ont vu dans ces principes ce qui est important pour la promotion du bien-être de l’humanité. »

Dans une inhabituelle rupture du protocole, l’un des membres du Congrès, qui présidait la séance, a invité le secrétaire de l’Assemblée nationale des bahá’ís du Brésil à venir à la tribune s’adresser à l’assistance.

 

 

Des représentants d’un large éventail de partis politiques se sont réunis pour participer à la séance, ce qui a été relevé par certains conférenciers comme un signe de l’unité que les enseignements de Bahá’u’lláh inspirent.

Des représentants d’un large éventail de partis politiques se sont réunis pour participer à la séance, ce qui a été relevé par certains conférenciers comme un signe de l’unité que les enseignements de Bahá’u’lláh inspirent.

Le député Luis Couto qui, avec sa collègue Erika Kokay, avait demandé cette séance solennelle, a lu la déclaration du président de la Chambre des députés, Rodrigo Maia, rédigée pour l’occasion :

« Nombre d’enseignements de Bahá’u’lláh sont présents dans notre système juridique comme l’égalité des hommes et des femmes, l’élimination des préjugés de race, de genre, de classe sociale et autres. Certains de ces décrets qui font partie de notre Constitution ont été énoncés par Bahá’u’lláh au XIXe siècle.

De gauche à droite: la députée Erika Kokay ; Liese von Czékus, la secrétaire de l’Assemblée nationale des bahá’ís du Brésil ; le député Luiz Couto ; et Pejman Samoori et Carolina Cavalcanti, représentants de la communauté bahá’íe.

De gauche à droite: la députée Erika Kokay ; Liese von Czékus, la secrétaire de l’Assemblée nationale des bahá’ís du Brésil ; le député Luiz Couto ; et Pejman Samoori et Carolina Cavalcanti, représentants de la communauté bahá’íe.

« Bahá’u’lláh a proposé une vision unificatrice mondiale comme solution à de nombreux problèmes actuels de l’humanité, a poursuivi le communiqué. Il l’a fait bien avant la création des Nations unies, de l’Union européenne et de nombreux autres mécanismes d’intégration mondiale. En réalité, son objectif était plus noble que les alliances politiques et commerciales. Il a envisagé la fraternité de toutes les religions et groupes ethniques à travers la spiritualisation du caractère humain. »

Ce n’était pas la première fois que la foi bahá’íe était honorée par la plus haute instance législative du Brésil. En 1992, une séance solennelle a eu lieu pour rendre hommage à Bahá’u’lláh à l’occasion du centenaire de son ascension.

Publication d’origine: Internationales – Bahá’í Lëtzebuerg http://www.bahai.lu/une-seance-speciale-du-congres-bresilien-celebre-le-bicentenaire/

Construction et spiritualité : un musée italien présente l’architecture bahá’íe

VICENCEItalie, publié le 20 novembre 2017 – Le musée Palladio a accueilli ce mois-ci une exposition mettant en vedette plusieurs des bâtiments, construits en marbre italien, les plus emblématiques de la religion bahá’íe.

Le temple du Lotus en Inde, construit en marbre taillé et ciselé par la compagnie Margraf en Italie, figurait parmi les bâtiments de l’exposition du musée Palladio.

Le temple du Lotus en Inde, construit en marbre taillé et ciselé par la compagnie Margraf en Italie, figurait parmi les bâtiments de l’exposition du musée Palladio.

L’exposition, intitulée « Architecture et marbre : symbiose de l’inventivité et de la matière », est organisée par Margraf, la société italienne qui a taillé et ciselé le marbre pour le siège de la Maison universelle de justice, le bâtiment des Archives internationales bahá’íes, les terrasses dans les jardins bahá’ís à Haïfa et les maisons d’adoration continentales bahá’íes en Inde et aux Samoa.

Anciennement connue sous le nom de Industria Marmi Vincentini, l’entreprise a été fondée en 1906, à Chiampo en Italie. Pendant plus de 100 ans, elle a eu l’occasion de travailler avec de nombreux architectes sur des projets extraordinaires.

« Parmi ses nombreux grands projets dans le monde entier, Marmi Vincentini estime que le travail avec les bahá’ís était particulièrement important », affirme l’architecte Sohrab Youssefian, évoquant l’opportunité particulière d’explorer, au fil des décennies, la façon dont les principes spirituels peuvent donner naissance à de nouvelles formes d’expression architecturale qui touchent et inspirent des centaines de millions de personnes.

Les bâtiments présentés dans l’exposition cherchent à refléter l’intangibilité du sacré dans les structures physiques. Les concepts centraux des enseignements de Bahá’u’lláh, tels que l’unité de l’humanité, l’harmonie essentielle de la science et de la religion, la cohérence entre les dimensions matérielles et spirituelles de la vie et le pouvoir du sacré pour inspirer les plus nobles efforts de l’humanité, sont incarnés dans ces prouesses architecturales.

« La spiritualité n’est pas une chose abstraite. C’est la matière la plus noble de l’homme », a déclaré M. Youssefian lors de la réception d’ouverture de l’exposition.

Ayant travaillé avec Margraf tout au long des décennies en tant que représentant de la communauté bahá’íe, M. Youssefian a été visiblement ému par l’exposition, qui démontre les résultats extraordinaires de nombreuses années de collaboration fructueuse.

« Réfléchir de nouveau sur ces réalisations architecturales s’est imposé à moi à cette occasion, explique M. Youssefian. Elles évoquent un verset de Bahá’u’lláh, dans lequel il dit que même les pierres de la terre en ce jour appellent l’humanité au divin. »

La relation entre le travail de la communauté bahá’íe et la région nord-est de l’Italie remonte aux années 1940, lorsque le marbre de Chiampo a été utilisé pour construire le mausolée du Báb. Pendant son ministère, Shoghi Effendi a utilisé le marbre de Chiampo pour les jardins des monuments, à Haïfa sur le mont Carmel. Après le décès de Shoghi Effendi à Londres, des dispositions furent prises pour que la colonne marquant son lieu de repos soit taillée dans la même pierre.

L’exposition comprend des documents d’archives, tels que des dessins originaux, des graphiques, des documents, des photos et des vidéos. Une partie de l’exposition est consacrée à l’évolution technique du travail de l’entreprise, qui a considérablement progressé au cours du siècle dernier.

Hossein Amanat et Fariborz Sahba, deux architectes bahá’ís qui ont conçu les bâtiments présentés, étaient également présents à la réception et se sont adressés au public.

« Architecture et marbre : symbiose de l’inventivité et de la matière » a été ouvert du 19 octobre au 19 novembre 2017, coïncidant avec le 200e anniversaire de la naissance de Bahá’u’lláh, célébré le mois dernier par des millions de personnes à travers le monde. L’exposition a bénéficié d’une large couverture médiatique en Italie et a attiré environ 1 000 visiteurs, avec une attention particulière de la part des professionnels de l’architecture.

Publication d’origine: Internationales – Bahá’í Lëtzebuerg http://www.bahai.lu/construction-et-spiritualite-un-musee-italien-presente-larchitecture-bahaie/