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« Lumière du monde » : le film consacré à Bahá’u’lláh a été mis en ligne

Lumière du monde, un film sur la vie et les enseignements de Bahá’u’lláh, est mis en ligne aujourd’hui sur le site du bicentenaire soit https://bicentenary.bahai.org/fr/

Lumière du monde, un film sur la vie et les enseignements de Bahá’u’lláh, est mis en ligne aujourd’hui sur le site du bicentenaire soit https://bicentenary.bahai.org/fr/

Centre mondial bahá’í, publié le 18 octobre 2017 – Lumière du monde, un film sur la vie et les enseignements de Bahá’u’lláh commandé par la Maison universelle de justice est publié aujourd’hui sur le site web officiel de la commémoration du bicentenaire.

Le film raconte l’histoire de la vie remarquable de Bahá’u’lláh et l’impact de ses enseignements sur des communautés du monde entier.

Lumière du monde est disponible dans toutes les langues du site du bicentenaire : anglais, espagnol, français, russe, chinois (simplifié et traditionnel), hindi, persan et arabe.

Le film de 51 minutes peut être vu ici.

Publication d’origine: Bahá’ís de France – Site officiel http://www.bahai.fr/lumiere-du-monde-le-film-consacre-a-bahaullah-a-ete-mis-en-ligne/

Réflexions sur la vie, la foi et le changement d’un acteur avant-gardiste centenaire

KENILWORTH, Royaume-Uni, le 8 août 2017

Le British Film Institute a honoré Earl Cameron avec une projection de Pool of London (1951), son tout premier long métrage. (Photo Screen Nation Media 2016 : Photographie Carl Barriteau)

Le British Film Institute a honoré Earl Cameron avec une projection de Pool of London (1951), son tout premier long métrage. (Photo Screen Nation Media 2016 : Photographie Carl Barriteau)

Lorsque Earl Cameron, alors âgé de 22 ans, est arrivé en 1939 en Angleterre venant des Bermudes, la plupart des personnes d’origine caribéenne qu’il a rencontrées luttaient pour trouver du travail.

« Il était pratiquement impossible pour un Noir d’obtenir un quelconque travail, se rappelle Earl Cameron, qui a célébré son 100e anniversaire le 8 août. On estimait qu’ils devaient retourner dans leur pays d’origine. Certains d’entre eux étaient des vétérans de la Première Guerre mondiale et, malgré cela, ils ne pouvaient pas trouver de travail. Quand je regarde en arrière, telle était alors la situation.

« Aujourd’hui, c’est différent, et je suis content d’être arrivé à cette époque-là pour pouvoir maintenant voir quelques-uns des changements merveilleux qui ont eu lieu. »

Earl Cameron est né aux Bermudes et il est devenu bahá’í en 1963. Il profite de l’occasion de son 100e anniversaire pour réfléchir sur sa vie et sa carrière d’acteur. Et son propre rôle pour briser la barrière de couleur aux yeux du public britannique ne devrait pas être sous-estimé. Selon le guide Screenonline du British Film Institute sur l’histoire du film et de la télévision : « Earl Cameron a apporté une bouffée d’air frais aux représentations rigides des relations raciales dans l’industrie cinématographique britannique. Souvent choisi pour des rôles d’étrangers sensibles, Cameron a donné à ses personnages une grâce et une autorité morale qui ont souvent dépassé les clichés compatissants et attendus des films. »

Découverte de la foi bahá’íe

Tandis que Cameron continuait à travailler régulièrement au début des années 1960, il a tenté de chercher des réponses aux questions sur la vie. Il avait été troublé par le service de 5 mois qu’il avait passés dans la marine marchande sur un navire voyageant vers l’Inde.

« Sur ce navire, il y avait des bagarres presque tous les jours. Je dois dire que, pour la plupart, ils étaient une bande de marins très querelleurs ! Et puis j’ai vu Calcutta avec tous ses gens affamés dans les rues, et je me suis demandé : « Pourquoi ? Pourquoi est-ce que le monde est ainsi ? »

Cameron a trouvé les réponses à ses questions par un vieil ami des Bermudes qu’il avait retrouvé à Londres. Son ami était bahá’í.

« Tout me plaisait, explique Cameron. Mais nous avions des discussions animées. Cela m’a pris du temps pour comprendre la différence entre un être humain seulement exceptionnel et ce que les bahá’ís appellent une Manifestation de Dieu. Quand l’évidence m’est apparue, j’ai réalisé la différence d’un Christ ou d’un Muhammad, ou encore d’un Bahá’u’lláh et, à partir de ce moment-là, j’ai pu accepter tout ce que je lisais de Bahá’u’lláh.

Entièrement dévoué à ses croyances bahá’íes, Cameron a pris une décision importante d’une autre sorte en se déracinant avec sa famille pour aller aux îles Salomon afin d’aider au développement de la communauté bahá’íe. Quand 15 ans plus tard, il est revenu au Royaume-Uni, il a repris sa carrière d’acteur là où il l’avait arrêtée. Continuant à travailler à quatre-vingts ans passés, il a joué le rôle d’un dirigeant africain controversé, un des principaux personnages du film L’interprète (2005) avec Nicole Kidman ; il a aussi fait des apparitions dans The Queen (2006) avec Helen Mirren et ainsi que dans Inception (2010).

Percée en tant qu’acteur

Deux ans après son arrivée, fatigué d’effectuer des petits travaux, Cameron a eu un coup de chance : on lui a demandé de servir de doublure dans un spectacle de théâtre musical populaire, Chu Chin Chow, pour remplacer un des acteurs de la troupe qui ne s’était pas présenté. Sa carrière d’acteur a décollé et, pendant les quatre décennies suivantes, son visage et sa voix riche et chaude sont devenus bien connus sur scène, puis à l’écran.

« Je me suis rendu compte qu’il y avait très peu de rôles disponibles, explique Cameron. Je ne me faisais pas d’illusion. J’avais fait du théâtre pendant au moins huit ans au moment où j’ai tourné mon premier film et je savais que c’était très limité. Mais j’ai également compris à ce moment-là combien j’avais de la chance d’obtenir ce tout premier film. »

Ce film était Pool of London (1951), considéré comme révolutionnaire par l’emploi d’un personnage principal noir, et dans sa présentation d’une idylle interraciale.

« C’est un rôle merveilleux et je pense qu’il reste encore le meilleur film que j’ai fait. Il correspondait parfaitement à la vie réelle et très typique de l’Angleterre de cette époque », se souvient-il.

Des téléfilms précurseurs de la BBC qui ont analysé le racisme ont suivi, dont The Dark Man (1960) dans lequel Cameron jouait un chauffeur de taxi faisant face à la discrimination sur son lieu de travail. En même temps, il était devenu un visage familier dans de nombreuses séries télévisées classiques de l’époque, y compris Doctor Who et The Prisoner. Il a également donné la réplique à Sean Connery en incarnant Pinder, l’allié caraïbien de James Bond dans Opération Tonnerre (1965).

Un film dans lequel Cameron est particulièrement fier d’avoir été impliqué est l’adaptation de l’histoire du prophète Muhammad, The Message (1976). Cameron y tient le rôle du roi d’Abyssinie, ou Négus, qui a offert un lieu de refuge aux premiers musulmans à l’époque du Prophète. Le British Film Institute a qualifié ainsi sa performance : « un second rôle qui vole la vedette ».

« Comment aurais-je pu refuser un aussi beau rôle que celui-là ? », dit-il en souriant. Mais malgré la bonne critique et le succès populaire, les rôles dans les films étaient loin d’être nombreux pour les acteurs noirs.

« J’ai toujours dû attendre des mois avant d’avoir un autre rôle. Maintenant, cela a changé d’une certaine manière et il y a beaucoup d’acteurs noirs qui sont brillants. Mais dans l’ensemble, vous devez aller à Hollywood pour être reconnu. »

À un moment de sa carrière, Cameron a même envisagé de traverser l’Atlantique et de tenter sa chance dans des films américains. « Mais j’étais marié et père de cinq enfants, explique-t-il. Ma femme était blanche et moi-même noir, et la Californie n’était pas un endroit très accueillant pour les mariages mixtes. J’ai donc pensé : “Non, je ne vais pas exposer ma famille au genre de racisme auquel je vais me heurter.” J’ai donc oublié cette idée.

« Je dis maintenant que j’ai été très chanceux. Parce que je sais qu’à cette époque, j’aurais été pris au piège de ce mode de vie. Aussi, en regardant en arrière, je remercie Dieu de ne pas être allé à Hollywood. »

Une contribution extraordinaire

Au cours de la dernière décennie, Cameron a reçu plusieurs distinctions. Sa Majesté la reine Elizabeth II lui a décerné la haute distinction de commandeur de l’ordre de l’Empire britannique (CBE) dans la liste d’honneur de l’année 2009. Et l’année dernière, il est devenu le premier intronisé au temple de la renommée de la Screen Nation Foundation, qui célèbre les personnes de culture afro-caribéenne qui ont fait des contributions extraordinaires à l’écran. Il a également été à l’honneur aux Bermudes où le théâtre principal à Hamilton a été rebaptisé The Earl Cameron Theater en 2012. Il espère y faire un voyage en octobre pour une présentation spéciale.

Alors qu’il entre dans sa onzième décennie, Earl Cameron est toujours très alerte, désireux de continuer sa carrière d’acteur et de contribuer aux activités communautaires bahá’íes.

« Nous devons nous rendre compte que Dieu a un plan pour l’humanité et que chacun de nous fait partie de ce plan, dit-il. Dieu a un plan pour que ce monde devienne un monde de paix. L’avenir immédiat semble terrible. Dans les conditions actuelles, l’humanité, tôt ou tard, n’aura d’autre choix que de retourner sous la protection de Dieu.

« Il n’y a pratiquement pas une minute de ma vie où je ne remercie pas Dieu pour mon existence sur cette terre et pour avoir trouvé cette merveilleuse Foi. Pour moi, si j’avais vécu un million de vies et n’avais pas la foi bahá’íe, ce serait peine perdue. »
Publication d’origine: Bahá’ís de France – Site officiel http://www.bahai.fr/reflexions-sur-la-vie-la-foi-et-le-changement-dun-acteur-avant-gardiste-centenaire/

« Tahirih Qurratu’l-‘Ayn, une femme de lettres iranienne », Un nouveau film documentaire

MONTRÉAL – Le 15 avril 2017, Dust-Flower-Flame – le nouveau documentaire de Shabnam Tolouei, scénariste, actrice et cinéaste, a été projeté au J.A. Cinéma DeSève de l’Université de Concordia à 19 h 30. Plus de 160 participants de tous horizons à Montréal ; Des professeurs d’université, des écrivains et des réalisateurs de cinéma et de théâtre, des artistes de diverses disciplines, des groupes de femmes, des étudiants et des psychologues éminents étaient présents. Lors de la période d’échanges qui a duré plus d’une heure, les gens ont eu du mal à se séparer de l’auteur.

Dust-Flower-Flame est l’histoire de la vie de Tahirih Qurratu’l-‘Ayn, une femme de lettres, dont l’influence sur le mouvement de l’égalité des femmes au XIXe siècle pendant le règne de Qajar s’est perpétué jusqu’à aujourd’hui. Suite à la révolution islamique, il est interdit d’écrire ou de parler de Tahirih. Même son nom, pages ou chapitres sur sa vie ont été effacés des éditions ultérieures des livres de l’histoire ou de littéraires publiés en Iran. Tahirih a finalement été étranglé à mort secrètement par l’ordre de deux hauts dignitaires ecclésiastiques et l’approbation de Nasiru’l-din Shah.

Shabnam Tolouei, actrice, écrivaine et réalisatrice, est diplômée de l’Ecole de Film de Bagh-e-Ferdous à Téhéran et de l’Université Paris Ouest de Nanterre. Ayant reçu de nombreux prix pour son rôle d’actrice, de réalisatrice et d’écrivaine, elle a été privée de toute activité dans le domaine de l’art en Iran à cause de ses croyances religieuses. Elle vit en France depuis la fin 2004. La mise-en-scène de ce film a été fait par elle en collaboration avec la productrice exécutif Ladan Doorandish. Ce film a été produit par Persian Media Production.

Suite à la projection, une période d’échange avec la réalisatrice du film, Shabnam Tolouei a été animée par Neda Faregh, professeure adjointe de psychologie à l’Université Carleton et fondatrice du projet de psychologie virtuelle au Tchad.

Il convient de mentionner que le fils de Mme Tolouei, Sepanta, qui a également joué dans le film, était présent pendant la projection et a posé avec sa maman pour la photo présentée dans cet article. C’est la deuxième fois qu’il est apparu lors d’une présentation publique en Amérique du Nord avec sa maman.

Mme Tolouei a été interviewée par une chaîne de Persian TV News après la projection et a assisté à un atelier de théâtre dimanche avant de quitter Montréal. Elle a mentionné qu’une version française de ce documentaire est en cours de préparation et sera disponible avant la fin de l’année.

Cette projection était l’une des présentations publiques exceptionnelles au cours des dernières années à Montréal grâce à un groupe de bénévoles bien organisés qui ont aidé cet événement à être un grand succès.
Publication d’origine: Nouvelles http://bahaimontreal.org/fr-ca/nouvelles/125-tahirih-qurratu-l-ayn-une-femme-de-lettres-iranienne-un-nouveau-film-documentaire

Un film sur l’éducation et l’amour inspire les spectateurs dans le monde entier

MALAWI, publié le 6 janvier 2017 – Un court-métrage sur un frère et une sœur dans un village rural au cœur de l’Afrique démontre qu’un film a le pouvoir de contribuer à un changement social constructif et de stimuler des échanges fructueux.

Mercy, interprétée par Hazel Roberts, et son frère, Blessings, interprété par Allick Chavula, étudiant ensemble. Un plan fixe tiré du film Mercy’s Blessing.

Mercy, interprétée par Hazel Roberts, et son frère, Blessings, interprété par Allick Chavula, étudiant ensemble. Un plan fixe tiré du film Mercy’s Blessing.

Mercy’s Blessing (La bénédiction de Mercy), écrit et réalisé par May Taherzadeh, est une exploration émouvante et profonde de la connexion entre l’amour et le sacrifice au milieu de l’injustice sociale. Il a bénéficié d’un grand succès et, depuis 2015, il a déjà remporté dix prix cinématographiques internationaux.

Le film est centré sur l’histoire d’un frère et d’une sœur. L’aîné, Blessings, veut sortir sa sœur cadette, Mercy, et lui-même de la pauvreté par l’éducation. Comme les obstacles s’accumulent pour la famille, Blessings devient de plus en plus conscient des injustices qui l’entourent et du pouvoir du choix.

« L’idée était de montrer une personne dans une situation désespérée faisant un sacrifice désintéressé. Cette capacité à se sacrifier, à être généreux et à penser au bien-être d’un autre, témoigne de la force de l’esprit humain », a déclaré Mme Taherzadeh.

Mercy’s Blessing attire l’attention sur des questions allant de l’éducation des filles à la fréquence du mariage des filles impubères ; le film est actuellement utilisé comme une partie du Programme commun des Nations unies pour l’éducation des filles au Malawi dans le cadre d’une campagne nationale.

Les spectateurs du monde entier se sont sentis concernés par les thèmes abordés par ce film : le privilège, l’égalité, le sacrifice et la responsabilité. En plus de sa sortie dans les festivals cinématographiques et les plus petites salles en 2015, Mercy’s Blessing a été présenté en association avec diverses initiatives dans plusieurs pays dont le Vanuatu, l’Irlande, l’Afrique du Sud, les États-Unis et les Pays-Bas pour promouvoir les échanges sur les droits de l’homme, la justice sociale ainsi que sur l’égalité des femmes et des hommes.

Certaines organisations ont projeté le film et mis en place un atelier d’accompagnement pour réfléchir sur les émotions et les questions que l’histoire évoque ainsi que pour réfléchir au développement communautaire. Les jeunes qui regardent le film ont été particulièrement émus par l’idée que le choix et le sacrifice individuels peuvent déterminer un changement positif, même au milieu d’injustices structurelles qui, en définitive, exigent également une plus importante transformation sociétale.

Ayant une formation de réalisatrice de documentaires, Mme Taherzadeh, qui a grandi au Malawi, a voulu étudier la façon dont une histoire fictive pouvait toucher les cœurs en utilisant le pouvoir de l’art. « Une citation des écrits bahá’ís m’a toujours inspirée ; elle dit que l’art peut mieux éveiller des sentiments nobles que la rationalisation froide, surtout sur un grand nombre de personnes, a-t-elle expliqué. Bien que ce soit une histoire africaine, le film montre des thèmes universels d’amour et de sacrifice, d’espoir et de désespoir, qui nous rappellent notre humanité commune.

C’est merveilleux de voir comment le film inspire le courage de changer aux gens du monde entier, vivant dans des conditions très différentes.

« Personne n’est là où il est seulement à cause de lui-même. Nous sommes tous là à cause des sacrifices de quelqu’un d’autre. »

Bien que le film ne soit pas encore rendu public, sa bande-annonce est disponible.

 

Publication d’origine: Bahá’ís de France – Site officiel http://www.bahai.fr/un-film-sur-leducation-et-lamour-inspire-les-spectateurs-dans-le-monde-entier/