Étiquette : Harmonie interreligieuse

Explorer des points de vue au-delà de la simple tolérance

ABU DABI, Émirats arabes unis, publié le 16 décembre 2017 – Hoda Mahmoudi, titulaire de la chaire bahá’íe pour la paix mondiale à l’université du Maryland, a récemment rejoint cinq autres chercheurs internationaux et un certain nombre de représentants religieux pour un examen approfondi du concept de tolérance dans des sociétés socialement et religieusement différentes. Cet évènement s’est tenu à l’Institut de l’université de New York à Abu Dhabi (NYUAD), aux Émirats arabes unis (EAU).

Le séminaire « Tolérance dans les EAU : Histoires et réflexions sur la tolérance religieuse et l’État-nation moderne » a eu lieu sur le campus de l’université de New York à Abu Dhabi aux Émirats arabes unis, du 13 au 14 novembre 2017. (Photo disponible sur Wikimedia Commons)

Le séminaire « Tolérance dans les EAU : Histoires et réflexions sur la tolérance religieuse et l’État-nation moderne » a eu lieu sur le campus de l’université de New York à Abu Dhabi aux Émirats arabes unis, du 13 au 14 novembre 2017. (Photo disponible sur Wikimedia Commons)

Intitulé Tolérance dans les EAU : Histoires et réflexions sur la tolérance religieuse et l’État-nation moderne, le séminaire a exploré la façon dont la tolérance est définie et mise en œuvre dans les États modernes et la façon on peut la comparer aux expériences vécues par les minorités religieuses.

« La compréhension traditionnelle de la tolérance n’offre pas de solution aux problèmes de plus en plus complexes de notre époque », a déclaré Mme Mahmoudi lors de son discours à la conférence. Elle a souligné la nécessité d’avoir des théories et des conceptions nouvelles sur la manière dont la société devrait être organisée et sur la manière dont les relations entre les peuples devraient être conçues pour construire des fondations plus profondes et plus solides pour la paix.

« La mondialisation semble mettre de côté les vieilles institutions qui sont incapables de répondre à un monde en mutation rapide. Un nouveau paradigme est nécessaire pour explorer les axes qui divisent et pour trouver des zones communes de compréhension qui unissent. Cette approche permet le partage de caractéristiques communes parmi les sociétés, tout en acceptant que la modernité puisse prendre de multiples formes et modèles d’institutionnalisation. »

Mme Mahmoudi a également mentionné la place de la religion dans les transformations globales en cours. « La théorie de la sécularisation qui était populaire dans le discours académique occidental dans les années 1960 et 1970 – l’idée que tandis que les sociétés devenaient plus modernes, la religion disparaîtrait simplement – a été abandonnée. Il est clair que la religion reste un élément central de la vie de nombreuses personnes dans les sociétés modernes et que la diversité religieuse augmente.

« La question n’est plus simplement la place de la religion dans les configurations institutionnelles de plus en plus contestées et changeantes des États et des cultures nationales, mais la contribution de la religion dans la construction et l’intégration d’une société mondiale interconnectée », a-t-elle conclu.

Justin Stearns, professeur à NYUAD, qui a co-organisé l’évènement, a noté que « le séminaire a réuni des représentants de différentes communautés religieuses dans les EAU avec des universitaires qui travaillent sur les rôles que jouent la religion et la tolérance religieuse dans l’État moderne.

« Le séminaire a réussi à engager un échange intense entre ces deux communautés distinctes et à mettre en lumière les différentes progressions historiques des communautés religieuses aux EAU. En outre, les exemples comparatifs qui ont été discutés ont contribué à mettre en contexte les promesses et les limites du concept même de tolérance. »

Des représentants religieux de communautés musulmane, chrétienne, juive, bahá’íe, sikh et hindoue des Émirats arabes unis ont participé au séminaire les 13 et 14 novembre 2017. Ce fut l’un des deux évènements impliquant, cette semaine, la chaire bahá’íe dans les EAU. Le deuxième était un panel sur le rôle des femmes dans la création de sociétés inclusives, organisé au Dubai International Financial Centre, le 18 novembre.

Une vidéo sur la chaire bahá’íe pour la paix mondiale est disponible ici.

Publication d’origine: Bahá’ís de France – Site officiel http://www.bahai.fr/explorer-des-points-de-vue-au-dela-de-la-simple-tolerance/

Repenser la religion en Allemagne

BERLIN, le 13 avril 2017 – Avec le déplacement accéléré de réfugiés du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord au cours des dernières années, la société allemande fait face à un paysage culturel et religieux changeant. Ces mutations stimulent une profonde réflexion sociétale sur des problèmes fondamentaux.

Aydan Ozoguz, ministre d’État de l’Immigration, des réfugiés et de l’intégration du gouvernement allemand, s’exprimant lors d’un événement co-organisé par la communauté bahá’íe d’Allemagne et la fondation Anne Frank.

Aydan Ozoguz, ministre d’État de l’Immigration, des réfugiés et de l’intégration du gouvernement allemand, s’exprimant lors d’un événement co-organisé par la communauté bahá’íe d’Allemagne et la fondation Anne Frank.

« En Allemagne, les intellectuels posent des questions fondamentales, en particulier concernant la religion et son expression dans la vie publique », déclare Saba Detweiler, une représentante de la communauté bahá’íe allemande.

Ces questions ne se limitent pas à l’Allemagne. Pour certains en Europe, la vieille idée que la religion disparaîtrait peu à peu de la sphère publique et deviendrait uniquement une affaire privée n’a plus cours. « Les gens voient que la religion est une partie essentielle de la vie collective de l’humanité. Elle ne disparaît pas. C’est pour cette raison qu’il est important de mieux comprendre la nature et les contributions de la religion et d’avoir un dialogue sur son expression positive dans la société », explique Mme Detweiler.

Cependant, la communauté bahá’íe a également constaté que les espaces traditionnels pour les discussions sur la religion – principalement les forums interreligieux – ne sont souvent pas adaptés pour explorer les questions qui se posent maintenant en Europe et ailleurs. « Il semble que les échanges doivent aller au-delà du dialogue interreligieux, au-delà des problèmes de théologie et de rituels, pour permettre un discours plus riche sur la contribution de la religion à l’amélioration de la société et au bien commun », précise Mme Detweiler.

L’une des questions les plus difficiles est de savoir si la religion peut être considérée comme quelque chose de plus que des groupements de différentes sectes et dénominations contradictoires. « C’est ce que nous souhaitons approfondir : l’idée que la religion peut être considérée comme une force cohésive dans la société et comme un système de connaissance qui, avec la science, a impulsé l’avancement des civilisations », poursuit-elle.

Une partie de la raison pour laquelle la société allemande est maintenant confrontée à des questions au sujet de la religion, explique Ingo Hofmann, directeur du Bureau bahá’í des affaires extérieures en Allemagne, est que beaucoup d’Allemands voient que la religion est pratiquée de manières qui leur sont étrangères. Cela les a rendus plus conscients de leurs propres normes et croyances religieuses, même parmi ceux qui ne s’associaient généralement pas avec une religion organisée.

Naturellement, ce processus a stimulé la curiosité et une quête de la compréhension mutuelle, mais a également suscité craintes et xénophobie. Alors que les conversations nationales sur les migrations et la religion ont pris de l’ampleur ces dernières années, la communauté bahá’íe d’Allemagne a appris à travailler côte à côte avec ses concitoyens et diverses organisations pour entamer un dialogue constructif sur les questions découlant de la situation en évolution dans le pays.

En s’efforçant de contribuer de manière significative, la communauté bahá’íe a, au cours de l’année écoulée, organisé une série de forums sur le rôle de la religion dans la sphère publique. Ceux-ci ont abouti, le 24 mars, à une conférence intitulée Further thoughts on Religious Pluralism (Réflexion approfondie sur le pluralisme religieux). Quelque soixante personnes venant du gouvernement, de la société civile, des médias et des groupes confessionnels ont participé à cet événement.

Aydan Ozoguz, ministre d’État de l’Immigration, des réfugiés et de l’intégration du gouvernement allemand, a parrainé la conférence. L’événement a été co-organisé par la communauté bahá’íe d’Allemagne et la fondation Anne Frank, une organisation dédiée à l’éducation aux droits de l’homme qui favorise le dialogue entre des groupes d’origines diverses.

Dans sa déclaration liminaire, Mme Ozoguz a parlé de l’aspiration commune à la paix et à l’harmonie de toutes les religions. « La religion fait confiance à nos semblables et à la possibilité d’établir la cohésion sociale », a-t-elle déclaré.

Elle a souligné la réponse favorable et compatissante de nombreux Allemands à l’afflux de réfugiés au cours de l’été 2015 comme un exemple de la façon dont la foi peut animer l’action et le service à autrui. « Nous consacrer au bien-être de nos semblables est essentiel pour construire la solidarité et le sentiment de communauté. »

Mme Ozoguz a également inclus dans son discours un passage de Bahá’u’lláh comme un exemple de l’appel de la religion à l’humanité pour atteindre des idéaux élevés : « Fréquentez toutes les religions dans l’amitié et la concorde, afin qu’elles puissent respirer sur vous les doux parfums de Dieu. Veillez à ce que, parmi les hommes, la flamme de l’ignorance stupide ne vous domine. »

S’adressant aux participants au nom de la communauté bahá’íe d’Allemagne, Saba Detweiler a déclaré que « rapprocher les gens pour la paix est au cœur de chaque religion. C’est une facette de la vraie religion ».

Les relations dans la société entre les différents groupes et même entre les voisins sont trop souvent superficielles, a-t-elle expliqué. Il faut élaborer des concepts de relations humaines radicalement nouvelles dans lesquelles les gens se considèrent comme faisant fondamentalement partie d’une seule famille humaine et se regardent avec respect, compassion et compréhension.

Il y avait au cœur de la conférence l’idée que, parce que la religion joue un rôle central dans la vie de la majeure partie de l’humanité, sa place dans la société doit faire l’objet d’un examen approfondi et être mieux comprise. Pourtant, ce message n’était pas simplement un appel pour que la religion soit considérée comme une force constructive dans la société. Il a également présenté un défi : si la religion doit contribuer à l’harmonie sociale et à de meilleurs liens d’amitié entre les personnes, les dirigeants religieux et les communautés religieuses doivent réfléchir en profondeur sur certains aspects de la croyance et de la pratique qui peuvent créer des divisions et favoriser les préjugés. En même temps, si le rôle de la religion est de devenir une force de plus en plus positive pour l’harmonie dans la société, les institutions sociales devront remodeler leurs rapports avec la religion et abandonner les nombreuses hypothèses néfastes qui laissent peu ou pas de place à la religion pour qu’elle joue un rôle dans la sphère publique.

Un certain nombre d’autres thèmes importants ont été discutés au cours de la journée. Par exemple, Daniel Bax, rédacteur en chef du quotidien allemand Tageszeitung, a évoqué l’importance du dialogue qui dissipe les conflits perceptibles concernant l’identité et la croyance.

« Personne ne niera que la religion a une influence sur la culture, a-t-il déclaré. Aujourd’hui, cependant, cette notion d’influence est mal utilisée. La culture est devenue faussement conceptualisée comme étant statique et limitée à certaines caractéristiques. »

Bax a contesté cette vision de la culture et de sa relation avec l’identité. Les gens, selon lui, ont de nombreuses dimensions différentes de leur identité.

« Ces conflits perceptibles entre différentes opinions, cultures, etc. doivent être clarifiés au moyen du dialogue afin de parvenir à comprendre comment, dans notre diversité, nous pouvons vivre ensemble en harmonie. Les gens ne sont pas seulement définis par leurs croyances religieuses, mais ils ont beaucoup d’autres caractéristiques, qualités et talents qui peuvent contribuer au bien commun. Le concept de « l’autre » doit être contesté. Il est tout simplement inacceptable qu’une personne devienne simplement « l’autre » parce qu’il ou elle a une croyance religieuse différente. »

Une telle mentalité, a-t-il expliqué, peut conduire à la conception selon laquelle « les autres » sont « des ennemis ».

Le professeur Heiner Bielefeldt, ancien rapporteur spécial de l’ONU sur la liberté de religion ou de croyance et professeur à l’université Friedrich-Alexander à Erlangen-Nurnberg, est également intervenu à la conférence.

« Nous avons besoin d’espace pour nous rappeler constamment la liberté de religion et de croyance et développer plus en avant notre compréhension de celle-ci. Cela ne se fait pas en divisant d’abord les gens en groupes, puis en essayant de construire des ponts entre eux, mais plutôt en créant des structures ouvertes où les différences apparaissent, puis, en raison d’un sujet d’intérêt commun, elles disparaissent ou enrichissent ou au moins peuvent être résolues. »

Revenant sur cet évènement, Mme Detweiler a fait remarquer : « Avec cette conférence, nous espérions ouvrir un espace pour les acteurs sociétaux du milieu universitaire, des médias, de la société civile et des communautés religieuses, pour explorer le rôle de la religion dans la sphère publique et ses relations avec l’harmonie sociale et le progrès dans une société diversifiée. » La conférence, a-t-elle expliqué, a représenté un pas en avant dans un dialogue continu qui devra continuer à prendre de l’ampleur au cours des prochains mois et années.

À l’avenir, la communauté bahá’íe d’Allemagne et la fondation Anne Frank prévoient de poursuivre leur collaboration pour faire avancer ce dialogue important dans leur société.

 

Publication d’origine: Bahá’ís de France – Site officiel http://www.bahai.fr/repenser-la-religion-en-allemagne/

Les réceptions du Naw-Rúz favorisent l’harmonie

Des autorités locales, des dirigeants religieux des confessions chrétiennes, juives et musulmanes ainsi que des représentants de la société civile se sont réunis le 24 mars dans une ancienne résidence historique de ‘Abdu’l-Bahá, située dans le vieux Saint-Jean-d’Acre pour la réception de cette année.

Des autorités locales, des dirigeants religieux des confessions chrétiennes, juives et musulmanes ainsi que des représentants de la société civile se sont réunis le 24 mars dans une ancienne résidence historique de ‘Abdu’l-Bahá, située dans le vieux Saint-Jean-d’Acre pour la réception de cette année.

CENTRE MONDIAL BAHÁ’Í, publié le 6 avril 2017 – En août 1868, Bahá’u’lláh et ses compagnons sont arrivés par mer à la cité-prison de Saint-Jean-d’Acre en application de l’édit ottoman de bannissement perpétuel. Son exil a permis à la Terre sainte de devenir le cœur spirituel et administratif du monde bahá’í. Ceux qui servent au Centre mondial bahá’í ont depuis le début essayé d’incarner, par leur vie et leur travail, une conscience de l’unité de l’humanité.

La célébration annuelle du Naw-Rúz, le nouvel an bahá’í, a été une occasion pour le Centre mondial bahá’í de réunir en toute amitié de nombreuses personnes provenant d’horizons divers. En plus d’une commémoration au Centre mondial lui-même, un ensemble de réceptions se sont déroulées, en même temps, à Saint-Jean-d’Acre et à Jérusalem.

Cette année, c’est dans une ancienne résidence historique de ‘Abdu’l-Bahá, située dans le vieux Saint-Jean-d’Acre, que des autorités locales, des chefs religieux des confessions chrétienne, juive et musulmane, ainsi que des représentants de la société civile, se sont réunis le 24 mars pour une fête du Naw-Rúz. Les 95 invités comprenaient le maire de Saint-Jean-d’Acre, Shimon Lankry, un membre de la Knesset, Zohrair Bahloul, le grand rabbin de la ville, un éminent cheikh musulman, l’archimandrite grec orthodoxe, un évêque catholique et d’autres dirigeants d’organisations religieuses et de la société civile de la ville.

Les participants à l’événement ont échangé de bons vœux à l’occasion du Naw-Rúz et ont eu l’occasion d’évoquer un passage bien connu de Bahá’u’lláh : « Cette étendue de terre n’est qu’une seule patrie et une seule demeure. Il vous appartient d’abandonner toute vaine gloire, source d’aliénation, et de tourner vos cœurs vers tout ce qui garantit l’harmonie. »

La réception à Jérusalem a rassemblé un grand nombre d’invités pour commémorer l’occasion festive de la nouvelle année. Sarah Vader, secrétaire générale adjointe de la Communauté internationale bahá’íe, a ouvert la célébration par des observations au sujet de la signification du Naw-Rúz pour les bahá’ís et de l’importance de se réunir pour célébrer ce jour saint.

« Pour les bahá’ís, Naw-Rúz n’est pas seulement un événement sur le calendrier. Il s’agit plutôt d’une occasion de revigorer les pouvoirs de l’esprit et de réexaminer les questions de cœur et de conscience. Cela commence par l’idée que le renouveau dans le monde de la nature est en fait un symbole du renouveau spirituel et une occasion pour l’individu d’explorer comment contribuer au bien-être matériel et spirituel d’autrui », a expliqué Mme Vader.

« Cet événement annuel est une occasion pour les bahá’ís de célébrer la nouvelle année avec les dirigeants gouvernementaux, sociétaux et religieux et d’ouvrir un espace pour permettre à des personnes de divers horizons de se rencontrer dans un esprit d’amitié et de célébrer notre patrimoine commun en tant que famille humaine », a-t-elle précisé.

Cette année, cette réception a également été l’occasion de reconnaître le service public et les contributions à la coexistence de l’honorable Salim Joubran, juge à la Cour suprême d’Israël, qui prend sa retraite cette année. Le juge Joubran, qui a grandi et vit à proximité des lieux saints bahá’ís à Saint-Jean-d’Acre et à Haïfa, a siégé à la Cour pendant quatorze ans et a défendu la coexistence et la justice tout au long de sa carrière.

En introduisant le juge Joubran lors de l’événement, Joshua Lincoln, secrétaire général de la Communauté internationale bahá’íe, a fait observer que « la notion de justice bahá’íe dans ses dimensions spirituelles, personnelles et sociales détient une station si élevée qu’elle est associée au nom et au titre de l’institution administrative suprême de la communauté bahá’íe, la Maison universelle de justice ».

Publication d’origine: Bahá’ís de France – Site officiel http://www.bahai.fr/les-receptions-du-naw-ruz-favorisent-lharmonie/

Le Calendrier des religions 2017 de Strasbourg se met au vert

Strasbourg, publié le 13 janvier 2017 – La cinquième édition du Calendrier des religions, édité par la ville de Strasbourg, a été présentée le jeudi 12 janvier 2017.  Ce calendrier présente les fêtes de huit religions et a, cette année,  pour thème les plantes et l’environnement.

Le Calendrier des religions de la ville de Strasbourg a pour vocation de mettre en lumière la diversité des différents calendriers en cours dans les cultes. C’est une approche harmonieuse de l’unité dans la diversité afin de construire des ponts entre les cultures et rites religieux et de bâtir « un mieux vivre ensemble » dynamisant et enrichissant.

La rosace qui illustre la couverture du calendrier est constituée des 8 symboles des cultes ayant participé à sa réalisation avec les représentants de la mairie de Strasbourg.

La rosace qui illustre la couverture du calendrier est constituée des 8 symboles des cultes ayant participé à sa réalisation avec les représentants de la mairie de Strasbourg.

En 2017, le thème choisi par la ville de Strasbourg et les représentants des huit religions – bahá’í, bouddhiste, catholique, hindou, juif, musulman, orthodoxe et protestant  – met en valeur les enseignements de chaque culte consacrés  à la protection de l’environnement et à la symbolique de différents végétaux.

Cette 5e édition été tirée à 15.000 exemplaires, contre 3.000 seulement pour la 1re édition en 2013. Cela témoigne de l’intérêt croissant des Strasbourgeois et des habitants de l’Eurométropole pour ce document. Il existe également une nouvelle version numérique adaptée à tous les écrans.

« À l’heure où les populismes se développent sur un terreau fait de violence terroriste et de conflits dans le monde, nous devons en effet tout mettre en œuvre pour combattre l’ignorance, très souvent à l’origine de ces dérives. À sa manière, ce calendrier est un outil précieux pour favoriser une meilleure connaissance de l’autre », peut-on lire dans l’éditorial rédigé par le maire de Strasbourg, Roland Ries.

Notre société séculière utilise le calendrier solaire grégorien qui est actuellement adopté dans de très nombreux pays. Néanmoins, il coexiste avec d’autres calendriers basés sur des traditions culturelles et religieuses. D’où l’intérêt de promouvoir un calendrier reprenant la richesse des différentes traditions religieuses ainsi que les valeurs de la République française et de l’Europe, dont voici un petit aperçu sur trois mois :

À la page du mois de juillet illustrée par du laurier, on découvre une initiative de Roland Ries, le maire de Strasbourg. Les responsables des cultes qui ont participé à ce projet liront à leurs fidèles, au plus proche de la date de la fête nationale, une déclaration commune qui met en lumière l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme : « Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi. »

En septembre, on découvre la fleur de lotus, symbole de sagesse et un écrit explicitant la vision de la religion hindoue sur la pureté, le monde céleste et le monde matériel : « Dans les textes sacrés, les pieds de l’Être Suprême sont comparés à la fleur de Lotus, car les hindous considèrent que, bien que Dieu soit présent en ce monde, il n’est pas affecté par les choses néfastes qui s’y déroulent et reste ainsi pur. »

En ce qui concerne la foi bahá’íe, elle est présentée en mars et illustrée par une rose blanche et un écrit de `Abdu’l Bahá dont en voici un extrait : « Considérez les fleurs d’un jardin. Bien que différentes par l’espèce, la couleur, l’aspect et la forme,

pourtant, dans la mesure où elles sont rafraîchies par les eaux d’une même source, ranimées par le souffle d’une même brise, vivifiées par les rayons d’un même soleil, cette diversité accroît leur charme et ajoute à leur beauté… »

En conclusion, le Calendrier de la ville de Strasbourg se veut être un outil pour inciter au dialogue interreligieux, pour lutter contre l’ignorance et pour servir le mieux vivre ensemble.

Le Calendrier des religions est disponible en téléchargement sur le site dédié de la ville de Strasbourg : http://www.calendrierdesreligions.eu/

Publication d’origine: Bahá’ís de France – Site officiel http://www.bahai.fr/le-calendrier-des-religions-2017-de-strasbourg-se-met-au-vert/