Étiquette : Musique

Une vidéo cherche à apporter des paroles sacrées au plus grand nombre de personnes

MELBOURNE, Australie, publié le 13 juin 2017 – Sortie le 9 de ce mois, une nouvelle vidéo musicale met en vedette le chanteur et interprète populaire australien Nathaniel Willemse qui chante une prière de Bahá’u’lláh.

Nathaniel dans la vidéo Power Over All Things. Réfléchissant aux paroles de Bahá’u’lláh, il a déclaré : « Je pense que c’est une prière très puissante qui peut nous aider et, dans cette période très difficile pour la planète, nous avons vraiment besoin de plus de ces mots pleins de force qui nous sont offerts. »

Nathaniel dans la vidéo Power Over All Things. Réfléchissant aux paroles de Bahá’u’lláh, il a déclaré : « Je pense que c’est une prière très puissante qui peut nous aider et, dans cette période très difficile pour la planète, nous avons vraiment besoin de plus de ces mots pleins de force qui nous sont offerts. »

La chanson, intitulée Power Over All Things (Suprématie sur toutes choses), a été composée cette année en l’honneur de l’anniversaire du bicentenaire de la naissance de Bahá’u’lláh, qui sera commémoré en octobre. Inspirée par la vision d’espoir qu’on trouve dans les Écrits bahá’ís, la chanson est l’une des innombrables expressions musicales qui se répandent à travers la planète en cette année capitale, allant d’initiatives locales à des projets nationaux et internationaux entrepris par des artistes professionnels.

Nathaniel, qui connait bien les enseignements bahá’ís, est originaire d’Afrique du Sud, mais il a connu le succès comme chanteur pop en Australie. Il a choisi ce projet parce qu’il a été touché par la beauté des mots de la prière et à la pertinence de son message pour le monde actuel.

« Je pense que c’est une prière très puissante qui peut nous aider, a-t-il déclaré, et dans cette période très difficile pour la planète, nous avons vraiment besoin de plus de ces mots pleins de force qui nous sont offerts. »

La chanson a été composée par le producteur musical et auteur-compositeur Anise K. Très influencé par la foi bahá’íe, il croit à la capacité de la musique de toucher le cœur humain et de l’inspirer.

Alors que l’idée de la vidéo se développait, Anise K. a expliqué que Nathaniel et lui s’étaient consultés pour trouver le bon ton. En développant le concept, Anise K. voulait qu’il soit filmé dans la nature, évoquant l’amour de Bahá’u’lláh pour la nature et sa retraite dans une région sauvage pendant deux ans de sa vie.

En ce qui concerne la sélection des paroles de la chanson, la prière choisie a été révélée par Bahá’u’lláh dans une Tablette à la reine Victoria en 1868 : « Ô mon Dieu, par ton Nom le plus glorieux, je te demande de m’aider à faire prospérer les affaires de tes serviteurs et fleurir tes cités. En vérité, tu as suprématie sur toutes choses ! »

Dans ce message bien connu, Bahá’u’lláh insiste sur l’unité de la race humaine et loue la reine Victoria pour l’abolition de l’esclavage et pour avoir confié aux représentants du peuple le pouvoir de gouverner.

Réfléchissant sur le projet et sur ses motivations, Nathaniel a expliqué : « J’espère que ce sera une prière qui élèvera les gens et les rassemblera. »

Publication d’origine: Bahá’ís de France – Site officiel http://www.bahai.fr/une-video-cherche-a-apporter-des-paroles-sacrees-au-plus-grand-nombre-de-personnes/

Un compositeur célèbre met en lumière les poèmes d’une prisonnière

OSLO, Norvège, publié 17 avril 2017 – Lors d’un récent grand festival international de musique, une composition s’est plus particulièrement distinguée pour son rendu de la foi et de la transformation spirituelle sous une forte oppression.

La première de la composition musicale Prison Poems a coïncidé avec la publication d’une traduction en norvégien du livre de poésie de Mahvash Sabet, sur lequel cette oeuvre est basée.

La première de la composition musicale Prison Poems a coïncidé avec la publication d’une traduction en norvégien du livre de poésie de Mahvash Sabet, sur lequel cette oeuvre est basée.

Le célèbre compositeur norvégien Lasse Thoresen a été inspiré par la poésie de Mahvash Sabet, une bahá’íe emprisonnée en Iran à cause de sa religion. Sa composition musicale, Prison Poems (Poèmes de prison), reprend le titre du livre de poésie de Mme Sabet, adapté en anglais du persan.

Ce qui a le plus inspiré M. Thoresen à la lecture de ces poèmes, c’est l’histoire de la transformation provoquée par la souffrance ainsi que le potentiel de l’esprit humain capable de transcender les conditions extérieures et de répondre à la haine par l’amour.

« Mahvash Sabet est détenue dans de terribles conditions depuis près de dix ans. Elle a subi des tortures et des abus, a déclaré M. Thoresen. Nous pensons souvent à ceux qui sont soumis à un tel traitement comme à des victimes. Mais il n’y a rien dans la poésie de Mahvash Sabet qui indique qu’elle se voit comme une victime.

« Nous découvrons ces ressources spirituelles qui se dévoilent et se développent dans des situations critiques, a-t-il poursuivi. Nous suivons Mahvash Sabet dans son voyage à travers les ténèbres et les souffrances de la prison, à travers la destruction de son identité et, finalement, à travers son élévation jusqu’à un état d’amour lumineux. »

Mme Sabet a été arrêtée en 2008 et a été emprisonnée avec les six autres membres des Yaran, un conseil informel de sept personnes bahá’íes qui, en Iran, était responsable de la gestion des affaires de la communauté bahá’íe iranienne. Après 1983, lorsque le gouvernement a dissous l’administration bahá’íe nationale et locale, la communauté bahá’íe a établi cet arrangement informel dont les autorités étaient pleinement informées.

Mme Sabet et les six autres membres des Yaran ont été détenus sans inculpation pendant plus d’un an et demi. Avant le commencement de leur procès début 2010, ils n’ont eu accès à leurs conseillers juridiques que pendant environ une heure et ils ont subi un traitement épouvantable en prison. Après un procès caractérisé par l’absence de procédure judiciaire légale, ils ont été déclarés coupables et condamnés à 20 ans de prison pour, entre autres, espionnage, propagande contre le régime et propagation de la corruption sur terre.

Lorsque cette sentence initiale a suscité la condamnation internationale, la cour d’appel a révoqué trois des accusations portées contre eux et a réduit leurs peines à dix ans. Cependant, les prisonniers ont été informés en 2011 que leurs peines initiales de 20 ans avaient été rétablies. Malgré des demandes répétées, ni les prisonniers ni leurs avocats n’ont jamais reçu de copies officielles du verdict initial ou de la décision en appel.

Tout au long de son incarcération, Mme Sabet, éducatrice de profession, a écrit de la poésie. La qualité et le nombre de poèmes qu’elle a rédigés sont une prouesse étonnante, compte tenu des conditions difficiles de son emprisonnement. La journaliste Roxana Saberi, qui a partagé une cellule dans la prison d’Evin avec Mme Sabet et Fariba Kamalabadi, également membre des Yaran, a précédemment décrit la cellule dans laquelle elles étaient détenues, une pièce de quatre mètres sur cinq, sans lits ni oreillers. Un article pour le Washington Post rappelle qu’un seul stylo leur a été accordé pour elles deux, stylo auquel elles ont attaché un grand prix.

Pour le cinquième anniversaire de l’emprisonnement de Mme Sabet, un recueil de ses poèmes a été adapté en anglais et publié. L’ouvrage, Prison Poems, a suscité beaucoup d’intérêt tant pour la qualité littéraire des poèmes que pour la représentation émouvante des souffrances des bahá’ís iraniens et des codétenus de Mme Sabet dans les prisons notoires d’Evin et de Raja’i Shahr.

Pour M. Thoresen, l’intensité de la poésie était telle qu’il ne voulait pas mettre les mots eux-mêmes en musique, mais plutôt créer une scénographie sonore autour des poèmes. « Je ne voulais pas que les textes soient chantés, a-t-il expliqué. Ils sont trop dépouillés, trop épurés. Ils sont si authentiques que je ne voulais pas les embellir. »

L’œuvre qui en résulte crée une toile de fond saisissante pour les poèmes sélectionnés qui sont lus par Bahiyyih Nakhjavani, un auteur renommé vivant en France, qui a adapté les poèmes de Mme Sabet en anglais. Elle comporte également un solo complexe de flûte représentant le contenu émotionnel des poèmes, ainsi que des enregistrements de prières chantées par Mme Kamalabadi, à qui beaucoup de poèmes de Mme Sabet sont dédiés.

Les souvenirs de Roxana Saberi au sujet de la gentillesse que lui ont témoignée Mahvash Sabet et Fariba Kamalabadi, ces deux membres emprisonnés des Yaran, illustrent l’amour et la compassion qui imprègnent la poésie de Mme Sabet, une compassion qui s’étend à ses compatriotes et même à ses geôliers.

Dans un de ses poèmes, elle écrit :

Le cri perçant des oiseaux à l’aurore

atteste qu’il y a longtemps les rossignols ont chanté dans ce jardin.

Car bien qu’on ne dise mot, notre silence affirme

que nous pleurons les violettes cachées parmi ces épines.

J’ai écrit un message sur une feuille de capucine

et l’ai accroché à ma porte, en signe de porte-bonheur.

Il dit : « Il est un cœur chaleureux qui attend ici,

et les bras grand ouverts d’une mère. »

L’œuvre de M. Thoresen a été jouée pour la première fois au Festival international de musique d’église d’Oslo en mars 2017. Le concert a également coïncidé avec la publication d’une traduction en norvégien de Prison Poems. Le concert et la publication ont eu une vaste couverture médiatique nationale et régionale, dont par trois grands journaux et par deux émissions de radio en Norvège.

Cliquer sur ce lien pour voir et écouter la vidéo avec Bahiyyih Nakhjavani lisant The Sparrow (Le Moineau) de Mahvash Sabet lors de la représentation de la composition de Lasse Thoresen Prison Poems au Festival international de musique d’église d’Oslo en mars 2017.

Publication d’origine: Bahá’ís de France – Site officiel http://www.bahai.fr/un-compositeur-celebre-met-en-lumiere-les-poemes-dune-prisonniere/